Miser sur la prévention

Qu’est-ce que la santé?

La prévention en matière de santé ne se limite pas à des questions de lutte contre le tabagisme ou la promotion de meilleures habitudes alimentaires. La santé repose sur un ensemble de facteurs. « La santé est un état de bien-être physique, mental et social complet et ne consiste pas seulement en une absence de maladie ou d’infirmité », dit l’Organisation mondiale de la santé (OMS). La santé est donc vue comme une ressource à gérer et à préserver, pour le bien de l’ensemble de la collectivité.

La composante essentielle de la santé publique est la prévention. En novembre 1986 se tenait à Ottawa la première Conférence internationale sur la promotion de la santé. Les pays membres de l’OMS, signataires de la Charte d’Ottawa, s’engagent alors à élaborer une politique de la santé publique, à créer des milieux favorables à la santé, à renforcer l’action communautaire, à favoriser l’acquisition d’aptitudes individuelles de prévention et à réorienter les services de santé, afin de favoriser la prévention.

Cliquez ici pour consulter la Charte d’Ottawa

WHO.pngOrganisation mondiale de la Santé (World health organization)
Au XIXe siècle, les grandes maladies virales telles que la peste, le choléra et la fièvre jaune ont mené à la signature des premières Conventions sanitaires internationales. En 1907, l’Office international d’hygiène publique est créé à Paris. La grippe espagnole, qui a fait entre 30 et 50 millions de morts entre 1918 et 1919, a incité la Société des Nations (SDN, ancêtre de l’ONU) à créer un Comité d’hygiène.

Les diplomates réunis en 1945 pour créer l’Organisation des Nations unies ont aussi ébauché la création d’une organisation mondiale consacrée à la santé. Cette organisation, l’OMS, est devenue effective le 7 avril 1948, date qui a été retenue pour devenir la Journée mondiale de la santé.

Une ville et ses citoyens en santé

Repris par l’OMS dans la foulée de la Charte d’Ottawa, le concept de Villes, villages et communautés en santé (VVS) est né à Toronto en 1984. Au Québec, la ville de Rouyn-Noranda a été la pionnière dans ce domaine en 1987.

Le concept VVS repose sur le postulat que les décisions des élus municipaux ont un effet direct sur la santé de leurs concitoyens. Non seulement doivent-ils combler les besoins de base — l’eau, la nourriture, le logement, le travail et la sécurité —, mais ils doivent aussi leur garantir un environnement sain, un tissu social fort, une utilisation efficace des ressources matérielles, une culture riche, une économie forte et diversifiée, l’accès aux services publics et privés ainsi que le respect de la démocratie dans les décisions qui les touchent.

Réseau québécois de Villes et Villages en santé
Organisme à but non lucratif créé en 1988, le réseau regroupe 200 municipalités, soit 70 % de la population du Québec, chacune s’engageant à réaliser des projets qui améliorent concrètement la qualité de vie des citoyens. Le réseau organise notamment la Fête des voisins, qui a lieu le deuxième samedi de juin. On trouve également sur leur site des publications et des outils qui abordent différentes problématiques.

Autres sources d’information

Saines habitudes de vie
Site du ministère de la Santé et des Services sociaux du Québec pour promouvoir les bonnes habitudes pour la population (enfant, ados, adultes, aînés, famille), les entreprises (restauration, milieu de travail) et les communautés (écoles, municipalités, service de garde). On y trouve de nombreux trucs, des vidéos, des liens et même des recettes!

L’institut national de santé publique du Québec (INSPQ)
Centre d’expertise et de référence en matière de santé publique au Québec, l’objectif de l’Institut est de faire progresser les connaissances et de proposer des stratégies et des actions intersectorielles, susceptibles d’améliorer l’état de santé et de bien-être de la population. Il a mis sur pied un réseau de centres de documentation (Réseau Santécom  www.santecom.qc.ca). On trouve sur leur site de nombreuses publications, un info-centre destiné aux professionnels de la santé et le Santéscope, qui permet d’interpréter les données générales de la santé de la population québécoise. L’institut offre également des sites et des portails thématiques.

Agence de la santé publique du Canada
Site de l’agence fédérale de santé publique. On y trouve des conseils sur les maladies infectieuses, les maladies chroniques, la santé des voyageurs, les vaccins, les alertes et les mesures en cas d’urgence. Plutôt orienté vers l’aspect médical que vers l’aspect social de la santé.

Association pour la santé publique du Québec
C’est un regroupement autonome, multidisciplinaire et sans but lucratif qui a pour objectif la promotion, l’amélioration et le maintien de la santé et du bien-être de la population québécoise. Son approche est globale et intégrée. Fondée en 1943 sous le nom de Société des hygiénistes de la province de Québec, l’association a changé d’appellation en 1974 en s’ouvrant aux autres professionnels de la santé, de même qu’à ceux des sciences humaines et sociales, des sciences de l’éducation et du secteur communautaire.

Lectures suggérées

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Didier JOURDAN, (2012) La santé publique au service du bien commun ? : Politiques et pratiques de prévention à l'épreuve du discernement éthique. Paris, Éditions de santé, 359 p.

Les interventions en santé publique ne sont pas neutres, mais posent de sérieux problèmes éthiques. Ce livre vise à donner les moyens à tous les acteurs de porter un jugement éthique sur les politiques et les pratiques de prévention.

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Sous la direction de Christine THOËR et Joseph Josy LÉVY, (2012), Internet et santé : Acteurs, usages et appropriations, Montréal, Presses de l'Université du Québec, 506 p.

Internet est de plus en plus utilisé par tous ceux qui recherchent et partagent des informations sur les habitudes de vie, les symptômes, les pathologies, les traitements ou les ressources médicales et alternatives. Cet ouvrage collectif, qui réunit les contributions de chercheurs canadiens, québécois, français et suisses, analyse les caractéristiques et les conséquences de cette médiation particulière de l’information en matière de santé.